Histoire et patrimoine

Historique

Berthier célébrait en 2007 le 335e anniversaire de fondation. En effet, le 29 octobre 1672, l’intendant Talon concédait au sieur Randin une première partie de la seigneurie qu’il vendit l’année suivante au sieur Alexandre Berthier qui lui donna son nom. Cette seigneurie fut achetée le 25 avril 1718 par Pierre de Lestage, marchand de Montréal. Elle passa par la suite à ses neveux qui, le 7 mars 1765, la vendirent à James Cuthbert, d’origine écossaise. Au décès de ce dernier en 1798, son fils James hérita de la seigneurie qui passa à son décès en 1849 à son fils Edward Octavian qui fut le dernier seigneur de Berthier. Le régime municipal que nous connaissons aujourd’hui débuta avant la fin du régime seigneurial en 1854.

La Municipalité de Berthier-en-Haut fut érigée le 1er juillet 1845 et ne subsista que deux ans alors qu’elle devint partie de la Municipalité du Comté de Berthier. Vers 1850, cette municipalité se divisa pour former les Municipalités de Berthier No I et de Berthier No II. Le 14 avril 1852, une partie du territoire de la Municipalité de Berthier No I constitua le Village de Berthier qui, le 18 septembre 1865, devint la Ville de Berthier laquelle est depuis 1942 désignée sous le nom de la Ville de Berthierville.

Corporation du Patrimoine

Fondée en 1978, la Corporation du patrimoine de Berthier inc. a pour but de promouvoir la connaissance, la conservation, la mise en valeur et la sauvegarde du patrimoine naturel, historique, architectural et artistique de la région de Berthier.

De 1983 à 2010, la corporation a organisé 29 voyages d’une journée à l’intention de ses membres afin de faire connaître le patrimoine bâti principalement du Québec et de l’Ontario.

Consultez le site http://www.lachapelledescuthbert.com/ pour en savoir plus.

Circuits patrimoniaux

Depuis l’an 2000, la Corporation du patrimoine de Berthier inc. crée annuellement un circuit visant la mise en valeur du patrimoine bâti de la MRC de D’Autray grâce au soutien du ministère de la Culture et des Communications.

Ces circuits veulent reconnaître les efforts de tous ceux qui consacrent des énergies à la conservation de leur patrimoine. Nous espérons que la découverte de ces architectures d’exception en incitera plus d’un à faire de même et contribuera à la sauvegarde de cet héritage.

Jusqu’à ce jour, huit circuits ont été réalisés et c’est avec fierté que nous vous les présentons. Chaque circuit est accompagné d’un guide que vous pouvez télécharger.

Consultez le site http://www.lachapelledescuthbert.com/ pour en savoir plus.

Le document imprimé «Berthierville en mémoire» est gratuitement remis l’été à la Chapelle des Cuthbert à ceux qui désirent parcourir les trois circuits qui s’y trouvent.

Église Ste-Geneviève

La première église de Berthier fut bénite en 1729 et était située dans le parc face à l’église. Elle fut remplacée par l’église actuelle qui fut ouverte au culte en 1787.

En 1812, deux clochers firent leur apparition sur la façade de l’église et la statue de sainte Geneviève y fut installée en 1821. La sacristie fut agrandie en 1839 et l’église fut élargie en 1844 par Amable Gauthier qui décora la nef.

Cinq sculpteurs et un peintre ont transformé l’intérieur de l’église en un véritable musée. On y compte approximativement dix mille sculptures sur bois recouvertes à la feuille d’or. La décoration du sanctuaire, à l’exception des autels, des bancs et de la chaire, est l’œuvre des sculpteurs Amable Gauthier et Alexis Millet (1821-1826). La partie supérieure du maître-autel est de Gilles Bolvin (1760) et la partie inférieure fut exécutée par Louis-Amable Quevillon (1802). L’autel face au peuple a été réalisé en 1819 par Joseph Pepin. Enfin, Louis Dulongpré a peint les tableaux de l’église (1797-1798) à l’exception de celui du maître-autel dont l’auteur est inconnu.

L’église et son emplacement ont été classés respectivement monument historique et site historique par le ministère québécois de la Culture et des Communications en 2001.

Ces œuvres-là font la joie et la richesse d’un pays.
Elles sont peut-être
«La plus haute oraison qu’on ait jamais portée» (Péguy)
en terre québécoise.